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Congruences dans ℤ

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Le chapitre en bref

Ce que tu vas savoir faire

  • Définir la congruence modulo n : a≡b[n]a \equiv b [n] ⟺ n∣(a−b)n | (a - b), et savoir passer à la lecture « même reste ».
  • Utiliser la compatibilité des congruences avec l'addition, la multiplication et les puissances.
  • Résoudre une congruence du type ax ≡ b [n] par un tableau des restes.
  • Calculer des puissances modulo n en repérant un cycle des restes.
  • Justifier les critères de divisibilité par 2, 3, 4, 5, 9 et 11 à l'aide des congruences.
  • Appliquer les congruences au chiffre des unités, aux dates et aux clés de contrôle.

Le plan du chapitre

  1. 1Congruences modulo n
  2. 2Compatibilité avec les opérations
  3. 3Puissances modulo n : la méthode du cycle
  4. 4Les critères de divisibilité justifiés
  5. 5Applications : unités, dates et clés de contrôle

À retenir

  • a≡b[n]a \equiv b [n] ⟺ n∣(a−b)n | (a - b) ⟺ a et b ont le même reste par n. Le représentant privilégié est le reste, entre 0 et n−1n - 1.
  • Compatibilité : on additionne, on soustrait, on multiplie et on élève à une puissance : aka^{k} ≡ bkb^{k} [n].
  • On ne divise jamais une congruence par un facteur : 4×2≡4×5[6]4 \times 2 \equiv 4 \times 5 [6] alors que 2 ≢ 5 [6].
  • Puissances : on repère le cycle des restes, puis on réduit l'exposant modulo la longueur du cycle (jamais modulo n).
  • Critères : tout vient du reste de 10. 3 et 9→somme9 \to \text{somme} des chiffres ; 11→somme11 \to \text{somme} alternée ; 2, 5 → unités ; 4→deux derniers chiffres4 \to \text{deux derniers chiffres}.
  • Chiffre des unités =reste= \text{reste} modulo 10 ; jours = modulo 7 ; clé de contrôle = souvent modulo 97.

Les questions éclair

Que signifie a ≡ b [n] ?

Que n divise (a−b)(a - b) ; autrement dit a et b ont le même reste dans la division euclidienne par n.

Qu'a-t-on le droit de faire sur une congruence ?

Additionner, soustraire, multiplier, élever à une puissance. Jamais diviser par un facteur.

Comment calculer une grande puissance aNa^{N} modulo n ?

On réduit a modulo n, on repère le cycle des restes de longueur p, puis on calcule N modulo p.

Sur quoi reposent les critères de divisibilité par 3, 9 et 11 ?

Sur le reste de 10 : 10≡1[9]10 \equiv 1 [9] et [3]→somme[3] \to \text{somme} des chiffres ; 10≡−1[11]→somme alterneˊe10 \equiv -1 [11] \to \text{somme alternée}.

Comment trouver le chiffre des unités d'un grand nombre ?

C'est son reste modulo 10 : on cherche le cycle des puissances modulo 10.

Le sais-tu ?

La célèbre « preuve par neuf » repose entièrement sur les congruences : comme 10≡1[9]10 \equiv 1 [9], tout nombre est congru à la somme de ses chiffres modulo 9. Avant les calculatrices, on vérifiait ainsi une multiplication en comparant les restes modulo 9 des facteurs et du résultat. Attention : la preuve par neuf peut valider un calcul faux (elle ne détecte pas une erreur multiple de 9), mais elle ne rejette jamais un calcul juste !